Le 30 octobre 2024, le village de KÈLÈKPÈ a vibré au rythme d’une initiative porteuse d’espoir et d’autonomisation féminine. Sous l’impulsion de l’association KEKELI MIIG, une journée de formation intensive a été organisée au profit des femmes de la localité, autour d’un savoir-faire aussi créatif que prometteur : la confection de chapeaux bibi.
Dès les premières heures de la matinée, les participantes se sont rassemblées dans une ambiance conviviale et enthousiaste. Certaines étaient mères de famille, d’autres jeunes entrepreneures en devenir, toutes animées par le même désir : apprendre, progresser et saisir une nouvelle opportunité pour améliorer leurs conditions de vie. L’équipe de l’association KEKELI MIIG les a accueillies chaleureusement, rappelant que cette formation s’inscrit dans une vision plus large de renforcement des capacités économiques des femmes rurales.
La session a débuté par une présentation détaillée des objectifs de la formation. Les formatrices ont expliqué que le chapeau bibi, au-delà de son aspect esthétique, représente un produit à forte valeur commerciale. Très apprécié pour son élégance et sa polyvalence, il peut être porté lors d’événements, de cérémonies, d’activités culturelles ou même dans la vie quotidienne. Ainsi, sa confection offre une réelle opportunité de générer des revenus, notamment dans les marchés locaux, les foires artisanales et à travers les réseaux sociaux.
Après cette introduction théorique, place à la pratique. Les participantes ont découvert les différents matériaux nécessaires à la confection des chapeaux : tissus, feutrine, garnitures, fils, aiguilles, accessoires décoratifs et outils de coupe. Chaque étape a été expliquée avec minutie : la prise de mesure, la découpe des patrons, l’assemblage des différentes parties du chapeau, la couture, puis la finition. Les formatrices ont insisté sur la précision, la qualité des finitions et le souci du détail, éléments essentiels pour produire un article compétitif sur le marché.
L’atmosphère était studieuse mais joyeuse. Entre concentration et éclats de rire, les femmes de KÈLÈKPÈ se sont pleinement investies dans l’apprentissage. Certaines, qui n’avaient jamais tenu une aiguille pour ce type d’ouvrage, ont progressivement gagné en assurance. D’autres, déjà initiées à la couture, ont pu perfectionner leurs techniques et découvrir de nouvelles méthodes adaptées au modèle bibi.
Au fil des heures, les premiers chapeaux ont commencé à prendre forme. Voir naître sous leurs mains ces créations élégantes a suscité une grande fierté chez les participantes. Chaque réalisation était unique, reflétant la personnalité et la créativité de sa conceptrice. Ce moment a marqué un tournant : ce qui n’était au départ qu’un simple atelier de formation devenait progressivement une porte ouverte vers l’entrepreneuriat.
Au-delà de l’aspect technique, la formation a également abordé la dimension économique et commerciale de l’activité. Les intervenantes ont sensibilisé les participantes à la fixation des prix, à la gestion des coûts de production, à l’importance de la qualité pour fidéliser la clientèle et aux stratégies simples de promotion. Il a été démontré qu’avec un investissement de départ relativement modeste, la confection de chapeaux BIXBY peut générer une marge intéressante, surtout si la production est régulière et bien organisée.
Cette journée a ainsi permis aux femmes de KÈLÈKPÈ de comprendre que ce savoir-faire peut devenir une véritable source de revenu complémentaire, voire principale pour certaines. Dans un contexte où les opportunités économiques sont parfois limitées, la maîtrise d’une activité artisanale rentable représente un levier puissant d’autonomisation. Les revenus issus de la vente des chapeaux pourraient contribuer à la prise en charge des dépenses familiales, à la scolarisation des enfants, à l’amélioration des conditions de vie et même à l’épargne pour de futurs projets.
La formation s’est achevée dans une ambiance de satisfaction générale. Les participantes ont exprimé leur gratitude envers l’association KEKELI MIIG pour cette initiative porteuse d’espoir. Beaucoup ont manifesté leur volonté de se regrouper en coopérative afin de mutualiser leurs efforts, partager les coûts d’achat des matériaux et accroître leur capacité de production.
En définitive, la journée du 30 octobre 2024 restera gravée dans les mémoires comme un moment fort pour les femmes de KÈLÈKPÈ. Plus qu’un simple atelier, il s’agissait d’un acte concret en faveur de leur autonomisation économique. Grâce à cette formation sur la confection de chapeaux bibi, elles disposent désormais d’une compétence nouvelle, d’un outil supplémentaire pour bâtir leur indépendance financière et contribuer activement au développement de leur communauté.
Cette initiative illustre parfaitement la mission de l’association KEKELI MIIG : semer des graines d’espoir, transmettre des compétences durables et accompagner les femmes vers un avenir plus autonome et prospère.
